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COLLABORATION

La collaboration en France (1940-1944) "est une action menée de façon choisie avec l'occupant nazi sur le territoire français. Elle regroupe la collaboration d'Etat menée par le régime de Vichy, les collaborationnistes d'idéologie fasciste, la collaboration économique d'industriels et banquiers et la "collaboration au quotidien".

Les dossiers de 200 000 collaborateurs-collaboratrices seront rendus publics et disponibles pour la consultation par le public.  Ce travail est mené par l'état français depuis la fin décembre 2015 et se poursuivra jusqu'à 2019.

Violette Morris 1893-1944

Dite « la Morris » a eu un parcours de vie "flamboyant" qui passionne les historien.ne.s et cristallise les débats concernant ses motivations à collaborer. Ambulancière sur les fronts de la Grande Guerre, championne dans de nombreuses disciplines sportives (une vingtaine : athlétisme : lancer de poids et de disque, football, water polo, boxe, cyclisme, motocyclisme, pilote d'automobile....). Son slogan "ce qu'un homme fait, Violette peut le faire ! ". Divorcée, ouvertement bisexuelle, portant pantalon, la Fédération française sportive féminine ne lui renouvelle pas sa licence sportive afin de participer aux Jeux olympiques de 1928 (les premiers ouverts aux femmes) pour cause d'atteinte aux bonnes mœurs. Elle leur attente un procès qu'elle perd. Elle est invitée d'honneur aux Jeux olympiques de Berlin en 1936 où elle est approchée par des recruteurs allemands. A partir de 1937, elle devient espionne pour le compte de l'Allemagne nazie. Elle est recrutée en 1940 par le chef du service de renseignements de la SS à Paris. En avril 1944, elle est exécutée par des maquisards du groupe normand Surcouf.

 Elle est "la hyène de la gestapo" pour Raymond Ruffin. Elle est utilisée comme "repoussoir" par les libérateurs empreints de virilisme patriotique selon Marie-Jo Bonnet...

 - Raymind Ruffin "Violette Morris, la hyène de la Gestapo"

Ed. Le cherche midi 2004

- Marie-Jo Bonnet "Violette Morris, histoire d'une scandaleuse"

Ed Perrin 2011

- Christine Bard "La championne Violette Morris perd son procès en 1930" > lien

 

Fabrice Virgili La France "virile". Des femmes tondues à la Libération, Paris, Payot, 2000 ; rééd. Payot, coll. "Petite Bibliothèque Payot", 2004

 

 

 

 

 

 

 

Suzy Solidor 1900-1983

Originaire de Saint Malo, elle est promue peu avant l'armistice de 1918 chauffeur des états majors, elle conduit des ambulances sur le front (peu de femmes ont à l'époque un permis automobile).

Après la guerre, elle s'installe à Paris où elle rencontre Yvonne de Bremond d'Ars. Elle devient une figure emblématique des années 30, symbole de la garçonne des "années folles". Elle est réputée pour ses interprétations dans les cabaret des chansons célébrant les amours lesbiennes. De fameux peintres font son portrait, telle Tamara de Lempicka en 1933. Elle est invitée par le Reich pour des échanges culturels dès 1933. En 1940, elle donne des spectacles sur le front. A l'occupation de Paris, son cabaret est fréquenté par les officiers allemands. Elle participe à de nombreuses émissions de Radio Paris. En 1942, son interprétation de "Lili Marleen" devient une chanson culte tant pour les soldats allemands que pour les soldats des armées alliées... Elle est jugée à la Libération par la commission d'épuration des milieux artistiques. Des résistants témoignent des services qu'elle a rendus (renseignements, aide au sauvetage de personnes juives...), d'autres témoignent en sa défaveur. Agent double ? Elle reçoit un blâme, sa réputation est entachée. Elle est frappée d'indignité nationale et privée de droit de vote pendant 5 ans. Elle doit céder son cabaret et quitte Paris pour des tournées triomphantes notamment au Québec et à New York.

- Marie-Hélène Carbonel, Suzy Solidor : Une vie d'amours, coll. Temps mémoire, éd. Autres Temps, 2007

- Didier Eribon (dir.), Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes, Larousse, 2003.

 

> lien

 

 

 

 

 

 

Dans d'autres pays européens et à travers le monde, différents actes de collaboration eurent lieu.

La traduction de recherches et de documents devraient nous permettre de mieux connaître les mécanismes de ces collaborations et de découvrir la multitude des parcours de vie concernés.

Ans van Dijk 1905-1948.

Des recherches sont en cours auprès de centres d’archives néerlandais notamment auprès du Dutch Institute of War, Holocaust and Genocide Studies par exemple pour mieux connaître le parcours de Ans van Dijk.

Cette lesbienne juive néerlandaise collabora avec les nazis et participa à la traque et la déportation de très nombreuses personnes juives en leur proposant ses services de passeuse.

Elle fut jugée et condamnée à mort. Son exécution eut lieu le 14 janvier 1948 aux Pays Bas.

Ce parcours mérite de faire des recherches approfondies pour découvrir la complexité de cette expérience et de son contexte.